Parution : 25 août 2023 ISBN 978-2-8321-1241-0 Prix : frs 28.–
Nani, une adolescente de 14 ans vendue par son frère à un mari violent.
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Comme si chaque détail exige d’être évoqué, revécu, pour se désagréger dans la vase avec les cellules meurtries de ce corps. Son corps. Épuisé, souillé, appartenant plus à sa progéniture et à son mari qu’à elle-même, ce corps nourricier. Objet. Torture. Étranger. Ce corps déjà mort.
« Une fiction désarmante et nécessaire sur la domination masculine et les violences conjugales. » Delphine Cajeux, éditrice
« Avec le bref Nani,Mélanie Richoz signe un des romans les plus terribles et puissants de cette cuvée. » Nicolas Julliard
« Les étudiants ont souligné «la capacité de l’écrivaine à transcender les frontières entre la fiction et le témoignage». Ajoutant: «Les scènes de vie décrites sont d’une telle authenticité qu’elles vibrent profondément, gravant la tragédie d’Albina au cœur de tous.» Ces jeunes ont salué aussi «une expérience de lecture bouleversante», offrant «une lumière projetée sur l’obscurité des violences conjugales et une lueur d’espoir pour les victimes et les spectateurs impuissants.» Le prix est assorti de 15’000 francs, offerts par la Fondation Francis et Marie-France Minkoff. »
24h, 30.1.25, Caroline Rieder
RTS, 31.1.25
« Les élèves ont lu, débattu, délibéré. Jeudi soir enfin, au Théâtre Am Stram Gram de Genève, ils ont fêté la littérature deux heures durant. Et c’est dans une belle effervescence de vidéos, de rap, de chansons, de témoignages et d’hommages adressés aux cinq auteurs en lice, qu’ils ont fini par offrir à Mélanie Richoz le 15e Prix du Roman des Romands, pour Nani. »
La Liberté, 30.1.25, Thierry Raboud
décembre 23, La Gruyère
Décembre 23, Le Temps
« Écrit avec des phrases succinctes et des mots qui eux aussi frappent, ce court roman est un cri de colère, mais aussi d’espoir. » 5.12.23, 24 Heures, Caroline Rieder
7.11.23, RTS – QWERTZ : Découvrez les quatre nominés du Prix du Public RTS
« Elle a ce talent extraordinaire de faire du laid un récit d’une extraordinaire beauté. » 4.11.23, Blog Mémo-Emoi, Geneviève Munier
19.10.23, La Gruyère, Eric Bulliard
26.9.23, La Liberté, Thierry Raboud
9.10.23, Notre sélection de livres, 24h
« Les questions d’intégration et de différences culturelles sont parfaitement mises en lumière dans ce roman bouleversant. » 26.10.23, Ma collection de livres, par Henri-Charles Dahlem
« Lisez ce livre vite. Le plus vite possible. Afin que l’expérience soit supportable. L’on ne ressort pas indemne d’un tel ouvrage. Les larmes pourront poindre et la gorge se nouer à la lecture des déchainements de colère et de violence. Cette émotion semble cependant utile, presque nécessaire. Elle sert le combat de l’autrice, qui écrit pour toutes les victimes de violences conjugales, comme une catharsis. La souffrance de tous est passée en revue, des enfants, des femmes, de la famille élargie, des amis et amies. Cette souffrance est ici révélée, crument. Nani la fait voir, sentir et ressentir, avec subtilité et profondeur. Mélanie Richoz décrit le mal – pour que ce mal cesse. » 23.10.23, L’année du Livre 23 / Blog UniFR, Elisa Pelissier
« Nani est un roman qui gagne en puissance au fil des pages et même dans ses silences. » 23.10.23, Badgeekette – Blog littéraire
« Un récit terriblement poignant, courageux mais nécessaire ! » 21.10.23, T’as où les livres ?
« Une lecture dont on ne sort pas indemne et qui décrit le parcours qui est encore celui de nombreuses femmes d’ici et d’ailleurs. » 4.10.23, Blog de MonaLira
« Ecrit en finesse, sans jugement – les faits parlent d’eux-mêmes -, au scalpel. » 4.10.23, Blog Daily Passion, Noé Gaillard
« Un sujet extrêmement grave traité avec tellement d’humanité et de poésie, car je vous affirme que l’écriture est belle et que l’espoir est présent tout au long du chemin. » 14.9.23, Blog de Cathjack
« Mélanie Richoz a ce don oui. D’offrir le vie. Elle a le don d’offrir la tendresse et la douceur. Son écriture, ses mots en sont emplis. Et jamais elle n’oublie le fer, le feu, les marques. Mais jamais non plus, elle n’oublie que sous les cendres, la vie renaît. » 12.9.23, Le Petite Carré Jaune
« N.A.N.I , Albina , une histoire tellement bouleversante, douloureuse. Lu à bout de souffle, les larmes aux yeux, coeur serré, désarmée face à cette violence conjugale familiale terrible. » 10.9.23, Blog de Lealem_lit
« Avec le bref « Nani » (ed. Slatkine),Mélanie Richozsigne quant à elle un des romans les plus terribles et puissants de cette cuvée. » 24.8.23, QWERTZ – RTS par Nicolas Julliard
24.8.23, Drôle d’Epoque – RTS avec Simon Matthey-Doret & Mélanie Croubalian
23.8.23, 12h30 – RTS par Coralie Claude : « un roman puissant qui serre les tripes. »
6.9.23, Annabelle, Librairie du Vieux Comté, Bulle
27.8.23, rédaction Fémina
Remerciements
Merci à Baptiste Cochard pour la couverture, à Martine Lachat Clerc (Solidarité Femmes Fribourg) pour la postface et à Bardhyl Mahmuti pour la traduction des passages en albanais et sa relecture engagée.
Evénements
Performance
25.5.24, Céline Cesa (lecture) & Félicien Lia (musique), Les Hauts Parleurs, Bulle
16.5.24, Céline Cesa (lecture) & Félicien Lia (musique), La Pinte, Farvagny
Afin d’aborder la thématique de l’effondrement avec son fils, Mélanie lui a proposé de dessiner les animaux en voie d’extinction pour leur offrir un bout d’éternité. Du haut de ses 6 ans, il a tracé leur contour ; à l’encre de chine, elle a customisé ses croquis.
Leur co-création, mise en page par Baptiste Cochard, habille ainsi Guépard, ce recueil de haïkus contemplatifs, inquiets et provocateurs, jamais bien-pensants.
15 et 16.12.22 (14h-20h), 17.12 (10h-20h) & 18.12 (10h-18h) , Marché des Artisans, Les Halles, 1630 Bulle
Presse
Des vagues dans le ventre
de l’écume au bord des lèvres
ballant mal de mère
Une mère et son fils. Une louve et son louveteau.
Ensemble ils ont écrit ce livre. Le louveteau dessine. La louve hurle.
Au monde qui brûle. Au monde qui s’effondre. Aux espèces qui disparaissent. Du réchauffement ou du polyéthylène.
Toujours de la main de l’Homme finalement.
Au monde qui brûle et à la peur qui dévore. Habite les nuits. La peur pour son tout petit. De lui laisser ce monde. De lui transmettre ce monde. Dans cet état.
Et le guépard demande-t-il.
Que lui dire, comment lui dire ?
Ce monde qui court à sa perte.
Le réel des grands qui se cogne à l’innocence de l’enfance.
Guépard. Lombric. Papillon. Joncquille. Hérisson. Arbre. Tortue. Torture. Du monde.
Tortue étourdies
gobent par kilos des méduses
polyéthylène
Si peu de mots pourtant si forts. Une houle d’amour et de crainte. D’une mère à son fils. D’une femme à l’enfance.
Une poésie folle pour dire le grave, le triste, l’inévitable. L’anxiété. Et la beauté tant qu’il y en a. La beauté sous les traits de Fernand Louis Alphonse. Le louveteau. Le lionceau. Le tout petit. Qui deviendra grand. Géant. De cet amour là.
Merci à Yannick Neveu pour le graphisme de couverture
«Dans les moments creux, on dépose une poupée dans les bras de Mme Dumas. Une poupée aux yeux bleus avec de longs cils noirs. Ses paupières se ferment lorsqu’on l’allonge sur le dos. À mesure de la bercer et d’embrasser son crâne en plastique, elle se tranquillise. On dirait que sa seule présence l’aide à recouvrer une sorte de paix.»
« Ce texte est très court, se lit vite et est d’une puissance impressionnante. Epuré à l’extrême, chaque mot est pesé, mesuré, choisi avec soin et minutie et prend toute son importance. Il en devient alors essentiel. »
« Cette auteure a le don de dire beaucoup dans un minimum de mots. Je l’imagine élaguant ses textes à l’extrême, n’en conservant que l’indispensable, le mot qui claque, l’expression qui fait mouche. Tout est dit, rien ne manque, et c’est très fort. Vous imaginez, quatre-vingt-six pages pour raconter une vie, les bonheurs, les malheurs. L’écriture est épurée, et pourtant elle sautille. Elle a happé la lectrice que je suis, m’a émue au plus haut point, m’a fait rire et pleurer. »
« Un corps inerte rempli de souvenirs sentant l’herbe humide et sauvage, des tartines de gelée de coing ou encore l’odeur acre de la chambre, du grenier de son enfance. Josiane et ses portes qu’elle ne sait plus comment ouvrir. Josiane et sa façon de se cogner au verre, au passé, au présent, telle une mouche ne sachant plus où se poser, où voler. La lumière rare et précieuse d’un champ de vision qui rétrécit, sombre, s’oublie, se débat d’une façon si terrible pour résister encore un peu. »
« Court roman d’une huitantaine de pages, l’ouvrage fait partie de ces livres qui volent droit au cœur. Tout en se lisant facilement, il touche, ébranle, questionne notre propre rapport à la vieillesse et aux souvenirs. Mouches est le récit subtilement élaboré d’une vie présentée par fragments, racontée dans une écriture poétique qui ne manque pas d’éclats ».
Sélectionné pour le Prix des libraires Payot 2022 – «Littérature francophone» Mince et léger, ce récit est long et lourd comme une vie entière. Dans son EMS, une très vieille dame achève ses jours en ne vivant que ceux du passé. Alors qu’elle est gentiment entourée, elle vit au mieux dans l’étonnement complet, mais le plus souvent dans la terreur: aux perles blanches de son chapelet d’enfant se sont substituées les mouches sales et vrombissantes de la démence sénile… Avec une délicatesse et une justesse bouleversantes, Mélanie Richoz égraine les souvenirs, les regrets, les images, les errances, reliés par le fil ténu mais encore solide d’une vie qui ne tient plus qu’à un souffle, de l’air – rien.
Parution : décembre 2021 frs 28.- Roman graphique, 200 p.
Récit d’une même-pas-belle-mère et d’une même-pas-belle-fille qui se rencontrent, s’apprivoisent et « recomposent » leur quotidien avec humour, amour et philosophie.
Coopération, 10 janvier 2023, Jean-Dominique Humbert
« Avec ces saynètes singulières qui oscillent en permanence entre la trivialité du quotidien (et de la pré-adolescence) et la poésie, « Ma Même-pas-belle-mère » réussit à jeter une lumière tendre sur la recomposition familiale, sans jamais tomber dans la facilité. Ces pages douces amères devraient plaire au plus grand nombre mais résonner d’une façon toute particulière dans le coeur de celles et ceux qui ont dû apprendre à apprivoiser – et à aimer même, parfois – les enfants d’un.e autre… »
« Mélanie Richoz aime partir de choses vraies pour écrire. Cette inclination se répète dans cet espiègle huis clos de famille recomposée. A la manière d’un Riad Sattouf – qui s’inspire de la fille d’amis pour raconter le quo- tidien d’une enfant dans Les Cahiers d’Esther –, l’auteure ra- conte ses facétieux tête-à-tête avec sa belle-fille, entre les neuf et douze ans de cette dernière. As-tu déjà vu le zizi de papa? C’est quoi le grand sexe? Je peux t’appeler maman? Quand allez- vous vous marier? Emilie arrose Anne de questions plus ou moins gênantes. Que répondre à une fillette qui n’est pas encore une belle-fille officielle? Com- ment s’apprivoiser? Avec ce récit feel good, frais, candide et moel- leux, le duo romand montre que la vie a sans cesse – comme les livres – de réjouissants nou- veaux chapitres à écrire. «
La Liberté, Samuel Jordan, 15 décembre 2021
« La Fribourgeoise Mélanie Richoz conte les choses de la vie avec une tendresse espiègle. Elle récidive avec «Ma Même-Pas-Belle-Mère», roman graphique illustré par le trait à la fois minimaliste et expressif d’Émilien Davaud. L’histoire très drôle et touchante d’une fillette et de l’amoureuse de son père qui s’apprivoisent. Est-ce parce qu’elles ont les deux subi une brûlure accidentelle? Voilà la jeune Émilie bombardant une Anne, bientôt attendrie, de questions téméraires. Poétique, décalé et plein d’espoir ».
« Jamais larmoyant, mais infiniment touchant et vrai, l’homme nous fait part de sa conception de la vie, de son besoin de se fixer des buts et de tout faire pour y parvenir.On sent une auteure très à l’écoute et qui a sans doute revu son récit au mot près par peur de blesser ou de trahir.100 pages chargées d’énergies positives, 100 pages pour nous émouvoir, 100 pages pour partager le même rêve que Jean-Marc Berset: le voir participer au JO de Tokyo ! »
Des Livres et moi, Nathalie Romanens, mai 2021
« Si Jean-Marc Berset se confie aujourd’hui, c’est d’abord pour laisser une trace à ses enfants et, également, donner de l’espoir à toutes les personnes accidentées se retrouvant handicapées. Insister sur l’importance d’un sourire. Gageons qu’avec ce livre court, d’une intensité et d’une sincérité incroyables, tout en douceur et en émotions, dans lequel la complicité entre le sujet et son biographe affleure à chaque page, il y est parvenu. »
« Au-delà du récit de Jean Marc Berset, de son goût pour le sport, ce que l’on retient de ce récit, ce sont les silences, ce qui n’est pas écrit mais se lit, s’entend, se voit, l’amour d’un père, d’un homme, d’un compagnon, l’amitié, la soif, l’endurance, la détermination, la peur du vide et du temps, les rires, la complicité, la tendresse, la sincérité, l’amour. Une trace où l’handicap, le fauteuil roulant n’a aucune importance. Juste celle d’une vie. Celle de Jean Marc Berset. »
« Il en résulte un ouvrage concis et sensible, économe de mots d’où se dégage le parcours hors norme de Jean-Marc Berset et qui traduit la complicité et la confiance qui se sont instaurées entre l’autrice et le sportif. »
Dans le miroir, mon corps, mon corps de femme. Dans mon corps, ma tête de mère, encore.
Illustrée par la sensibilité espiègle de Kotimi, la plume de Mélanie Richoz frôle ici la poésie pour dessiner en creux le bouleversement des êtres à la naissance d’un enfant.
Evénements :
Performances (musique & dessins)
25 mars 2022, Trace Ecart (Bulle): avec Kotimi et Dragos Tara 24 mars 2022, Musée Jenisch (Vevey): avec Kotimi et Dragos Tara 6 septembre 2020, La Coquette (Morges) / Le Livre sur les Quais : avec Kotimi et Patrick Dufresne 3 juillet 2020, Ebullition (Bulle) : avec Kotimi et Emilie Zoé
La Fribourgeoise évoque dans «Apollo» le bonheur mais aussi les bouleversements de l’arrivée d’un enfant.
La Fribourgeoise Mélanie Richoz explore dans «Apollo» un thème aussi intime qu’universel: la maternité.PHILIPPE MAEDER
«Apollo» raconte l’enfant qui arrive telle une fusée, mais aussi la naissance d’une mère. Dans son dernier livre, la Fribourgeoise Mélanie Richoz esquisse avec délicatesse ce monde nouveau qui surgit, propulsant les parents sur une autre planète. Face à cette expérience aussi intime que très largement partagée, l’auteure aurait pu avoir peur, mais elle ne craint pas les thèmes délicats. Pour aborder l’autisme dans «J’ai tué papa», elle avait puisé dans son expérience d’ergothérapeute. Pour ce texte, elle s’est tenue au plus près de son expérience de maman. Adepte des formes brèves, elle déroule le miracle de la vie par petites touches, dans un récit poétique qui dialogue avec les douces esquisses del’illustratrice d’origine japonaise Kotimi.
Corps de femme, tête de mère
Le récit démarre avec la fusion étonnée des premiers jours et la transformation de la femme en «koala épuisé qui dort, encore et encore, sur la branche de la maternité». Mais le ravissement l’emporte sur l’extrême fatigue. Au point que si la narratrice avait pu choisir comme nom «un plaisir de grossesse», elle aurait appelé son fils Apollo, car il lui a décroché la lune.
«J’ai perdu 5 kilos, 8, 10, 12, 15, 16. Personne n’a remarqué, tout le monde te regarde, moi la première»Mélanie Richoz, «Apollo»
Une joie immense qui n’élude pas les changements du corps, des plus immédiats comme le lait qui suinte jusque sur les vêtements, à ceux qui peuvent survenir plusieurs mois après l’accouchement: «J’ai perdu 5 kilos, 8, 10, 12, 15, 16. Personne n’a remarqué, tout le monde te regarde, moi la première.» Puis le repos de la guerrière: «Tu dors dans ta chambre, je fais mes nuits.» Ou encore le couple en perte de repères: le mari devenu père qui regarde sa compagne différemment, elle qui se demande où se cache la femme derrière la mère.
Entre sorties à trois, premiers pas du «petit garçon» devenu «le fils», retrouvailles charnelles avec l’homme aimé, les jours se déroulent en instantanés qui oscillent de la prose poétique au haïku. Ces mots qui semblent écrits pour être dits font écho à l’intérêt de l’auteure pour le slam. Voilà qui tombe bien, elle les portera sur la scène de La Coquette, à Morges, ce dimanche 6 septembre. À entendre ou à lire, un court opus pour se réjouir, se reconnaître ou se rappeler ces moments de vie si particuliers.
24h & Tribune de Genève, Caroline Rieder, 4.9.2020
« Inévitablement je suis bouleversée. Je ne sais pas encore ce qu’est être mère. J’ignore tout. Et pourtant, les mots tendres, protecteurs, intimes de Mélanie Richoz ont immédiatement fait écho. Perspective des futurs ressentis, futures émotions, profusions. Des mots simples qui suffisent pour dire le bouleversement d’une nouvelle vie, à trois. La transformation de femme à mère, de mère à femme, amante, la transformation du corps, du lait qui coule, abondance d’amour. Pour dire les doutes et les angoisses. Les nuits sans sommeil, les éclats de joie, les premières séparations, le désir pour un homme. Son homme. Ce père. »
Marie Claire, 1er.8.2020Lausanne Cité, 1er.7.2020Le Courrier, 18 juin 2020, Elisabeth HaasLa Gruyère, 25 juin 2020, Priska Rauber
« C’est magnifique, la poésie est délicate, subtile, mais drôle à certains moments. N’ayant pourtant pas d’enfants, j’ai été très touchée et émue par ses vers, mais également par les très belles illustration de Kotimi. Elles complètent à merveilles les poèmes, douces et amusantes. »
« L’auteure, Mélanie Richoz, nous emmène dans la grande aventure de la maternité, avec ses émotions, ses ressentis, ses changements, ses joies et ses peurs. Elle couche sur le papier des mots tendres, des bouts de phrases poétiques, des envies de dire l’émoi, des perles d’amour entrecoupées de croquis. Voilà bien un livre tout à fait particulier ! »
« L’irruption d’un enfant dans une vie de femme, une vie de couple, dans la vie du monde… Entre humour et inquiétude, méditation et quotidien, un long et fantasque poème d’une tendresse bouleversante, délicatement illustré dans le même esprit par @kotimi_art. Et un ouvrage ravissant, cadeau idéal pour de jeunes parents ! »
Apollo est une lettre, une lettre à l’enfant, une lettre au petit garçon, un récit intime, touchant, inclassable et si beau, si pudique, libre, un acte d’amour feutré, un temps suspendu, volé, d’une mère, de parents pour son/leur fils, pour celui qui l’a fait mère/parents, qui l’a fait naître, qui lui a rendu son droit d‘être femme aussi, d’aimer, d’être aimée. Apollo est un chant, un trait de fusain, l’art merveilleux et sensible, rieur et fragile de Kotimi. Ses illustrations épurées, quasi enfantines, humaines sont un fil d’Ariane, le trait d’émotion, une touche de rose dans le coton de soi, le lien à une linea-negra disparue au détour d’un matin, au détour d’une naissance.
« Je ne sais pas comment en parler car il est difficile à décrire. Un OVLI comme je dis parfois (Objet Livresque Non Identifié). C’est un livre qui ne s’explique pas… il se ressent. »
Chronique dans FRIBOURG-LOISIRS.CH (novembre 2018)
Mélanie Richoz
Mélanie Richoz a publié une dizaine de livres. Avant Le Bus, qui vient de paraître, elle a connu le succès avec Je croyais que (2010), Tourterelle (2012), Mue (2013), Le bain et la douche froide (2014), J’ai tué papa (2015) et Un garçon qui court (2016).
PAR-DELÀ LACS ET VANILS
J’aime l’hiver.
Parce qu’en hiver, avec maman, nous allons au parc. Déserté, il nous accueille aux balançoires enneigées sur lesquelles poser nos fesses rondes. Dans le blanc du vent, nous prenons notre élan et, à coups de pied au ciel, nous essayons de chasser les nuages. Pour que le soleil guigne… Un peu. Un tout petit peu. Mais pas trop non plus, hein! Parce que sinon la neige fondra…
Nous nous balançons encore. Toujours plus haut! Le rire de maman ricoche sur le mien. J’en oublie son voile – qui glisse sur l’arrière de sa tête et laisse entrevoir la racine de ses cheveux; elle l’oublie aussi, je crois. Puis, le souffle coupé, elle compte : Wahid, athnyn, thlath !
Et nous nous envolons. Loin, loin. Loin. Par-delà lacs et vanils. A l’abri du regard des autres… Joues empourprées, nous rigolons encore. En toutes langues en même temps. Avant d’atterrir à pieds joints dans la neige, où nos empreintes – preuve d’un endroit délaissé à cette saison, nous donnent le droit de revenir demain. Nos empreintes que le printemps néanmoins effacera avec les chants d’oiseaux et les cris d’enfants.
Pour renouveler notre visa de la place de jeux, maman et moi devrons alors attendre le froid de l’hiver prochain.
A moins que d’ici là, maman apprenne le français et ose saluer les habitants du quartier. Les regarder. Leur sourire ?