LE film

4 décembre 2012

C’est nouvel an. Pour rien au monde il ne cracherait sur ce droit exceptionnel de la télévision après minuit. Il a envie d’en profiter. D’en jouir. Les yeux mi-clos, affalé sur le canapé, en maître du monde avec la télécommande entre les mains, il zappe. Zappe encore. Jusqu’à tomber sur LE film. Celui sur lequel les garçons de douze ou treize ans finissent par tomber un soir. Ce n’est jamais le même film mais un peu quand même…

Inspiré par les images-on-ne-peut-plus-suggestives qui ondulent sur l’écran, il se touche… Il ne sait pas très bien comment s’y prendre, par quel bout empoigner le manche. Mais il essaie. Il regarde, observe, compare, imite. Se caresse, prend du plaisir.

A tel point qu’il a envie de… Oui, oui ! Non… Oui, non ! Non! NAON ! Il ne peut pas, ne veut pas se laisser aller là comme ça, sur le canapé. C’est la panique, il ne sait pas ce qui va se passer. Ni comment, ni pourquoi. Et surtout combien. Combien bordel ?

Par peur d’en foutre partout, il interrompt sa jouissive activité et va se coucher…

Mais tout prochainement, il apprendra, sous la douche, qu’ il n’y a pas de gros souci à se faire côté quantité.

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Murmure

4 décembre 2011

Seule dans sa voiture,
Elle s’accorde la luxure
De pencher son corps
Et de son bassin déhancher.

Seule dans sa voiture,
Elle s’accorde la luxure
De baisser toute armure,
D’apprécier de ce petit vent l’art du murmure,
Qui, discret, entre les fesses, se crée
Un passage.

Pas sage, ce petit pet ?

Lisse, qui s’immisce et glisse…
Sans bruit. Sent bon.
Tout rond.

Là où il y a de l’hygiène, y’a pas de plaisir.