Cette fois-ci, elle a résisté. Elle a dit « non », d’entrée de jeu. Elle n’a pas cédé, ni à l’envie, ni au plaisir, ni aux pulsions. Et dieu sait si la tentation était grande. Gigantesque.

Comme par magie, il la courtise d’une jolie cour, quotidienne et légère. Parfumée au miel. Ce garçon est-il différent, la situation est-elle différente ?

Après quelque amadouement, elle se dit que, malgré ses premières impressions, une histoire est potentiellement envisageable.
Alors, elle cède.
Et c’est vraiment bien.
Avant. Pendant et après…
Enfin, jusqu’à ce qu’il ponctue le plaisir partagé, quelque dix minutes plus tard, par :
« Tu tombes pas amoureuse, hein ? ».

La fille de pluie

20 juin 2010

J’essuie mes lunettes avec ma blouse d’été en fleurs. La bouche en cœur, je… je… bégaie. J’essuie encore mes lunettes avec ma blouse d’été en fleurs. Elan d’audace folle, de maladresse, je fais ma déclaration. Je lui dis que… Que que je l’aime bien. Oui. Que je l’aime bien, c’est ça. Que… Que j’aimerais bien. Que… Que…

Lui, non.

Enfin si, il m’aime bien mais il aime tout le monde. Et si ça ne tenait qu’à lui, il coucherait avec tout le monde. Enfin pas avec tout le monde mais par exemple avec Céline, Laure, Aude, Alice, Antoine et Sébastien.

J’essuie mes lunettes avec ma blouse d’été en pleurs.

Bon sang, va-t-il arrêter de pleuvoir ?